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Les étudiants en master à l'école nationale du jeu vidéo ont présenté hier leurs jeux, en guise de travaux de fin d'études
Pour les quarante-cinq étudiants de l'Enjmin qui présentaient leur projet de fin d'études, c'était hier le baptême du feu. Et non seulement pour eux, mais aussi pour toute l'équipe de l'école du jeu vidéo, qui voit sa première promotion de master arriver au bout du cycle de deux ans. Les cinq groupes de neuf étudiants ont fonctionné chacun comme une équipe professionnelle complète, avec toute la palette de spécialistes nécessaires à un vrai studio. Il s'agissait pour eux de fournir une pré-production de jeu vidéo, c'est-à-dire un projet tel qu'on est amené à le présenter à un éditeur. Avec bien sûr une maquette jouable, mais aussi tout l'argumentaire artistique, technique, et budgétaire. Dans le jury, il y a des industriels susceptibles d'être intéressés par ces projets, ou tout au moins de les aider à faire aboutir leur travail: «C'est un gros challenge pour les étudiants, sourit Monika Ploeckl, chargée de communication de l'Enjmin. C'est une vraie carte de visite pour eux».
«Comme un accouchement» Du PC aux consoles next generation, les supports sont variés, et les univers aussi: jeu d'aventure dans un univers fantastique, plongée dans un monde magique sur fond de calligraphie chinoise, acrobaties, personnage doté du pouvoir d'entrer dans les souvenirs des autres ou ambiance western, il y a de tout? et à tous les budgets, puisque les coûts estimés vont de 300.000? à 5,3 millions d'euros. Le jeu intitulé «Eye» a même eu recours au carnet d'adresses de Poitou-Charentes Tournages pour trouver des acteurs qui leur ont enregistré les voix. Vivien Chazel, l'étudiant qui a assuré le rôle du chef de projet, est ravi: «Aujourd'hui, il n'y a aucune compétition entre les équipes. On a presque le sentiment d'un accouchement. Et cet état d'esprit est une richesse inestimable». Dès la semaine prochaine, les quarante-cinq étudiants seront en stage, pour quatre mois. Et en septembre, ils seront sur le marché du travail.
Laurence GUYON
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